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28/11/2010

UNE NOUVELLE SERIE A PARAITRE EN JANVIER AUX EDITIONS BAMBOO ("GRAND ANGLE") : "SI..."

Genre : fantastique , mais pas dans l’acceptation classique du terme. Ici, ni goules, ni vampyrs, ni sang ni squelettes. Ici le fantastique a pour fonction de creer un vertige:
Pourquoi sommes nous ce que nous sommes et pas autrement ? Sachant que la moindre chose, le moindre rien eut suffit à nous modifier… D’où la fascination à imaginer ce qui se serait passé, et ce que nous serions devenus SI ….

Rodolphe scenariste couverture Et SI Bamboo.jpg



Format : Trilogie
dessinateur : LOUNIS CHABANE
Coloriste SEBASTIEN BOUET (Namibia, Le Village etc)

Personnage principal : Joe Horton. Ecrivain. 32 ans, un grand gaillard (1,85 / 90 kgs) / visage carré, abord pas facile

Particularité : une cicatrice lui balafre toute la joue gauche.
Rodolphe scenariste Lounis Chabane SI Bamboo.jpg


L'action se passe au début des années 60, aux Etats-unis , sur la côte Est.
Joe vient d’acheter une vaste et ancienne demeure, à mauvaise réputation (elle aurait appartenue à un soi-disant sorcier !) qui domine le bourg. Joe, qui est un garçon très « physique » travaille lui-même sur le lieu qui abritera leurs vies à tous les trois : June, sa jeune femme et Denys leur fils de 3 ans.
Il est torse nu, les cheveux plein de plâtre et il fait exploser à coups de masse les cloisons inutiles qui morcellent ridiculement les pièces de la demeure. Que la lumière entre !

C’est dans cette tenue qu’il reçoit un journaliste.

Avec celui ci le contact passe bien et il évoque son adolescence, l’âge où tout se détermine. Pour lui, deux faits marquants : un positif et un négatif. Le positif, c’est celui qui lui a valu cette terrible cicatrice au visage. Il a 16 ans. Un après-midi il rentre chez lui et voit sa petite soeur (8 ans) attaquée par un chien, un Américan Staf’.

Il ne réfléchit pas, il bondit. Résultat la fillette est sauve mais lui est défiguré, la joue arrachée par l’animal. Jusqu’alors, il donnait dans le genre beau gosse, jeune play-boy, chanteur et leader d’un petit groupe rock : les Vanguards. Il se voyait bien, plus tard, acteur ou pop star… Là , d’un coup, tout s’arrête. Il assiste de loin au premier concert de ses copains, la tête entourée de bandages…

L’accident joue sur son caractère ? Il devient facilement irascible et violent. Deux ans plus tard, il se venge d’un voisin en mettant le feu à un de ses bâtiments. Celui ci brûle entièrement. Dans l’incendie périssent trois chevaux destinés à la compétition. Les parents de Joe se ruinent pour dédommager l’homme et éviter à leur fils la prison…

Ce sont à l’en croire ces 2 évènements qui, chacun à leur manière, ont le plus contribué au surgissement de sa vocation d’écrivain…
Une dernière anecdote déterminante ? –interroge le journaliste tout en goûtant l’excellent whisky que le maître des lieux a sorti pour la pose.
Joe sourit : eh bien… A la sortie de mon premier roman, « Le Vent des Aulnes », il y 7 ans, j’ai fait une séance de signature chez Webson’s. La première personne a qui je l’ai signé, est devenue ma femme. C’était June …

Après le départ du journaliste, Joe se remet à l’ouvrage. Cette fois, il s’en prend à la cave, elle aussi fragmentée d’absurdes cloisons.
C’est ainsi, faisant sauter l’une d’elle, qu’il découvre une curieuse pièce ronde, incurvée en son centre, et s’ouvrant sur cinq couloirs semblables, symétriquement placés.

Curieux ! Il n’imaginait pas le sous-sol si vaste…

A cet instant, la sonnerie du téléphone retentit. Il remonte l’escalier en vitesse. Trop tard, on a raccroché. C’est alors qu’il réalise qu’il n’a plus une cigarette ! Il décide de faire un saut au drugstore du village.

Curieusement, son break Chrysler n’est plus dans la cour. A sa place, un petit bolide européen, une Porsche, portière ouverte, clés au contact.
Ça l’amuse bien de l’emprunter. Mais au village, pas de chance, le drugstore est fermé. Il décide de pousser jusqu’à chez sa sœur (celle sauvée des crocs du molosse !) qui habite 8 miles plus loin dans leur ancienne maison familiale.

Le choc en arrivant là-bas. La maison est fermée. Dessus un écriteau à vendre et un téléphone. Il utilise le téléphone de la voiture (quel luxe extravagant !) pour appeler l’agence. On lui dit l’avoir mise en vente pour le compte d’un monsieur Robtsey. Myria Horton, sa sœur, leur est totalement inconnue.

Puis les événements s’accélèrent. D’abord l’appel d’un certain Clifford qui se prétend son manager et le somme de se dépêcher. Puis la découverte de son propre visage dans un miroir : un visage exempt de toute cicatrice ! A New-York, des hordes de fans l’attendent et scandent son nom. Joe a l’impression d’être devenu fou. Clifford qui l’a récupéré et qui voit que quelque chose ne tourne pas rond, l’amène chez un psy. Il s’enfuit du cabinet de celui-ci et court dans les rues d’un New-York qui n’est pas exactement le sien. A la librairie Webson’s, pas un seul de ses romans ! Par contre, en pile sur un présentoir, une biographie délirante le concernant. En la feuilletant, il apprend comment sa jeune sœur mourut à 8 ans sous les crocs d’un chien fou, et comment la même année, sa carrière de star commença, lors du premier et mémorable concert des Vanguards

Indifférent à la gloire présente de son « double », mais miné par l’annonce de la mort de sa sœur, et courant vainement derrière une June qui ne le connaît pas et ne veut pas le connaître (elle déteste les acteurs et les chanteurs pop !), il n’a dés lors plus qu’une idée en tête : fuir cet univers et regagner le sien !

Pour ça, retrouver Sampford et la maison et retraverser le maudit couloir de cette maudite pièce ronde où son destin bifurqua !

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