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02/01/2014

PETITS FANTOMES

Présenté par l'éditeur comme le premier "vrai" roman de RODOLPHE, PETITS FANTOMES sort en librairie cette semaine (Ed.Michalon)
Pour en expliquer au mieux la genèse nous reproduisons ci-dessous une interview de Rodolphe par Jean-Patrick Courtois

Rodolphe scenariste MICHALON EDITIONS


PETITS FANTOMES / RODOLPHE / Editions MICHALON / 218 pages / 16 euros

-"Bonjour Rodolphe. Première question: on vous connait comme scénariste de BD , alors pourquoi ce changement de moyen d'expression? Lassitude, fatigue à l'égard de la bande dessinée?
- Non, pas du tout. Juste l'envie de m'exprimer autrement et de dire des choses que la BD ne permet pas
facilement de faire passer.
-A savoir?
-Développer la part psychologique et affective des personnages. Quitter l'intrigue "pure et dure" pour prendre des chemins de traverse.
Evoquer des sentiments, des souvenirs, des impressions, des choses en demi teintes...
-Avez-vous au départ pensé faire un scénario de cette histoire?
-Non. Celà ne correspondait pas. J'adore écrire des scénarios de BD, mais ce type d'écriture a ses limites. La (bonne) BD privilégie
l'action et le mouvement. Deux types dans des fauteuils , un verre à la main et qui refont le monde, ça ne passe pas en bande dessinée. Pourtant ils peuvent avoir des choses passionnantes à dire...
-Quel est le thème général de l'histoire?
- L'irréalité des choses. Ce qu'on croit voir . Ce qu'on croit qui est là. Qui peut-être l'est ou peut-être ne l'est pas... Cette frontière entre les états: le passé, le présent,
le rêve et le réveil, la réalité et l'illusion, la vie et la mort... D'où le titre...
-Bigre! C'est du sérieux!
-Oui, mais raconté sans se prendre la tête. Le bouquin est une sorte de polar, de roman fantastique aussi... Pas du tout un traité de philo!
-C'est vrai... Autre chose: vous en situez toute une part dans les années 50. Pourquoi? Nostalgie?
-Non. Le roman représente une enquète menée par un journaliste concernant une rock star disparue dans des circonstances
énigmatiques. Le journaliste part sur les traces de ce chanteur et ce faisant reconstitue son parcours, ce qui amène à évoquer ses débuts de musicien dans l'Angleterre des années 50 et 60.
-Des années que vous semblez quand même apprécier particulièrement vu que vous avez publié plusieurs livres sur le rock'n'roll de cette époque, un autre également sur les cours de récréation de cette époque...
-Je suis en effet musicalement trés sensible aux débuts du rock'n'roll
-Elvis Presley, Gene Vincent?
-Bien sûr. Mais le roman se situant en Angleterre, j'évoque surtout les grands noms du rock anglais d'alors: Billy Fury, Cliff Richard, Johnny Kidd.
-Votre rockeur disparu, Dickie Force a-t-il existé?
-Non. C'est un personnage de fiction. Mais crée à partir d'éléments empruntés à d'autres, eux parfaitement authentiques.
-Il y a dans le roman des passages particulièrement drôles. Je pense à cette émission de télé à laquelle votre personnage participe à son corps défendant.
Vous n'aimez pas ce genre d'émission?
-Je n'aime pas les crétins. Et souvent la télé crétinise.
-Et les fantômes? Vous les aimez?
-En effet. Mais pas les spectres gothiques avec des suaires et des chaines. Ceux que j'aime, ce sont les fantômes doux, les ombres tristes et tendres qui trainent leur mélancolie à nos côtés. Mais savons-nous les voir?..."

J.P.Courtois

("Le Courier des Lettres")

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