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01/06/2015

LA BANDE A PIERROT

Cette semaine sort chez Michalon "LA LEGENDE DE PIERROT LE FOU" second "vrai" roman de Rodolphe consacré aux méfaits de Pierre Loutrel et de sa bande, le "GANG DES TRACTIONS AVANT"
Nous reproduisons une 'interview réalisée par Florence Philippe.

Rodolphe, Michalon, Pierrot le fou


-Votre activité principale étant la bande dessinée (scénario) pourquoi avoir traité la vie de Loutrel
sous forme de roman?
-Pour le plaisir de l'écriture et le "plus" de liberté que donne le fait d'être pendant un temps
"seul maitre à bord". L'écriture romanesque permet également de développer d'avantage l'aspect psychologique et de creuser plus les personnages
-Peut-on considerer cette "Légende de Pierrot le Fou" comme un roman historique?
-Oui, sans doute. C'est un roman construit sur des faits authentiques...
-Tout y est vrai?
-Tout ce qui concerne Loutrel et ses compères, oui. L'invention réside dans l'apparition du narrateur, ce Paul le Belge, et dans les personnages gravitant autour de lui (sa soeur, son amie etc)
-On a du mal à croire que certaines scènes sont vraiment arrivées! Les liaisons amoureuses avec Ginette Leclerc ou Martine Carol l'affrontement policiers contre policiers sur les bords de Marne, ou plus encore son enterrement discret dans cette petite ile, et pendant les deux ans qui suivent, toutes les polices qui traquent un mort!
-C'est pourtant vrai! Là-dessus je n'ai rien inventé! Comme la constitution de leur gang, mi collabos, mi résistants, comme certains "casses" incroyables, comme l'évasion d'Attia de Mauthausen...
-De quelles sources êtes vous parti?
-Je ne prétend en aucun cas avoir fait oeuvre d'historien. Je suis parti d'ouvrages existants, comme les mémoires de Borniche ou les souvenirs de Nicole, la fille de Jo Attia. Je m'étais donné pour tâche non pas d'apporter des éléments nouveaux mais de réorganiser ceux-ci et surtout -grace à l'invention de mon narrateur- de permettre au lecteur de les vivre de l'intérieur
-Comme s'il faisait partie de la bande?
-Un petit peu, oui! Encore que les membres de celle-ci n'étaient guère recommandables...
-Ils ont pourtant un petit côté Pieds Nickelés...
-Sans doute. Mais les héros de Forton ne tuent pas... Loutrel dégainait pour un oui, pour un non..
-L'histoire a aussi un petit côté "Tontons Flingueurs" .
- C'est sans doute la façon dont je l'ai écrit. Certains m'ont parlé de San Antonio aussi. Honnètement, je ne sais pas: je n'en ai jamais lu..
Le parti pris d'une écriture un peu argotique, mi-crue, mi- fleurie, s'est imposé de lui-même, spontanément.
Comment restituer autrement le "milieu" de cette époque? Et puis entre eux les voyous ne parlaient surement pas comme Chateaubriand!
- Il y dans le livre une part d'humour assez conséquente. Vous vous êtes amusé à l'écrire?
-Oui, beaucoup! Et j'espère que les lecteurs s'amuseront aussi!
-C'est tout le mal qu'on leur souhaite!"

Le Journal des Lettres (31/5/2015)

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